Politique de la ville en Île-de-France : la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme

| Communiqués - 12 février 2019
  • Wallerand de SAINT JUST

Communiqué de Wallerand de Saint Just, Président du Groupe RN-IDF au Conseil régional d’Ile-de-France

Le rapport 2019 de la Cour des comptes consacre un point particulier aux communes défavorisées d’Ile-de-France. Dans ce cadre, la chambre régionale des comptes d’Île-de-France a contrôlé douze des communes franciliennes présentant un taux de pauvreté relative supérieur à 30 % : Grigny, Le Blanc-Mesnil, Clichy-sous-Bois, Bobigny, Pantin, Bagnolet, Aubervilliers, Saint-Denis, Sevran, Villiers-le-Bel, Sarcelles et Garges-lès-Gonesse.

La chambre met en exergue des éléments significatifs : par exemple, ces collectivités comptent aussi un pourcentage élevé de populations étrangères. Si le département de la Seine-Saint-Denis enregistre le plus fort taux d’étrangers en France (23 % de sa population, contre 7 % en moyenne en métropole), plusieurs communes enregistrent des proportions supérieures : environ un tiers de la population d’Aubervilliers, Clichy-sous-Bois, Bobigny et Saint-Denis est de nationalité étrangère ! Le manque de qualification d’une partie de la population de ces communes est également pointé du doigt pour expliquer l’insuffisance de dynamisme économique.

Ce rapport met en lumière tout le désastre des « politiques de la ville » favorisant des quartiers où l’insécurité, couplée à une misère sociale malheureusement entretenue, règne en maître sur fond d’arrosage massif d’argent public. À quoi ont servi et servent encore, ces milliards d’euros d’argent public ? Personne n’est capable d’y répondre, pas même la Cour des comptes qui préconise même à la fin de son rapport sur le volet francilien de renforcer les dispositifs d’aide existants !

Devant ce qui est un désastre, le Rassemblement National fait ces propositions :
– Établissement d’une politique sécuritaire rigoureuse où le laxisme ne serait plus qu’un lointain souvenir
– Une politique très ambitieuse en faveur de l’école où seraient restaurés les principes d’autorité et de sévérité,
– La responsabilisation des parents en matière d’autorité,
– La remise au centre de la vie sociale de l’unité nationale à travers une politique résolument anti-communautariste
– La création d’un corps d’inspection spécialisé lié aux Chambres des Comptes (bénéficiant alors d’un pouvoir coercitif) et destiné à lutter contre la corruption de la vie politique locale et

contre les pratiques clientélistes. Il s’agira notamment de diligenter des enquêtes sur le fonctionnement, le financement et l’utilité publique des associations, de contrôler l’attribution des logements sociaux ainsi que le cadre légal des nombreux baux emphytéotiques douteux, souvent accordés pour des sommes dérisoires, à des structures cultuelles déguisées en associations culturelles.

Par |2019-02-12T15:51:29+00:0012 février 2019|Communiqués|

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