Communiqué de Mme Annika Bruna, Député Français au Parlement européen, membre de la commission d’enquête sur le transport des animaux

Alors que la France ne produit plus que la moitié des protéines nécessaires à ces élevages, le plan relatif aux « protéines végétales », bénéficiant de 100 millions d’euros, permettrait de doubler en dix ans les surfaces dévolues à ces cultures. Les surfaces de soja, de pois, de fèves, de colza, de tournesol ou encore de luzerne passeraient ainsi d’un à deux millions d’hectares.

Parfait pour réduire nos importations et rétablir notre souveraineté alimentaire. Une bonne chose également pour l’environnement, puisque la déforestation est en partie causée par nos importations. La biodiversité y trouverait aussi son compte car ces protéines végétales, sans OGM en France, fixent l’azote de l’air et réduisent donc le recours aux engrais azotés.

Toutefois, pour être bénéfique à l’environnement, au bien-être animal et au revenu des agriculteurs, cette production doit se faire principalement à l’échelle des exploitations.

La production de protéines végétales pour perpétuer un modèle d’élevage intensif n’aurait guère de sens, au moment où les pandémies se multiplient dans les élevages industriels, conduisant à abattre de plus en plus régulièrement tous les cheptels.

Annika Bruna souhaite que ce plan aille jusqu’au bout de sa logique en favorisant le développement des élevages à taille humaine, respectueux des sols et du bien-être animal et permettant aux éleveurs de devenir autonomes et résilients.