Communiqué de Julie Lechanteux et Philippe Olivier, députés français au Parlement européen

Avec deux mois de retard, le gouvernement a fini par réagir aux appels au secours du secteur touristique, première victime économique de la crise sanitaire.
Chaque mesure prise aujourd’hui, témoigne du temps perdu durant le confinement pour ne pas avoir préparé le déconfinement.

Sur les 18 milliards d’euros annoncés, beaucoup relèvent d’annonces anciennes de mesures conservatoires déjà adoptées pour faire face aux conséquences de la fermeture administrative des établissements. Il est scandaleux que rien ne soit prévu pour les pertes d’exploitation subies par les professionnels.

La question qui se joue, immédiatement, est celle du dé-confinement touristique rapide qui conditionne une reprise d’activité immédiate et le sauvetage de la saison estivale. Sur ce point, le gouvernement entretient le flou le plus complet tant sur les dates que sur les possibilités d’adapter les activités aux normes sanitaires. Cela doit être entrepris en mettant à disposition de chaque entreprise des interlocuteurs publics réactifs et prompts à trouver des solutions.

La réouverture d’un établissement ne s’improvise pas, ne serait-ce que pour les commandes, les aménagements nécessaires ou la formation des personnels aux contraintes nouvelles.
Décidément ce gouvernement n’est ni en temps réel, ni dans le monde réel.