Communiqué de Gilles Lebreton le 30/06/2021

Les ultimes négociations de la prochaine Politique Agricole Commune ont permis d’aboutir le 25 juin à un texte qui, s’il est loin d’être parfait, a le mérite d’être moins dogmatique et plus axé vers les problématiques concrètes des agriculteurs que celui proposé à l’origine par la Commission européenne.

En tant que membre de l’équipe de négociation de la commission de l’agriculture du Parlement européen, je suis heureux d’avoir contribué à cette évolution, même si je regrette bien évidemment la baisse du budget de la PAC qui va pénaliser nos filières au moment où celles-ci auraient au contraire besoin d’être relancées.

Les compromis concernant les écorégimes devraient permettre à nos pays de rendre les mesures environnementales plus simples à appliquer qu’elles ne l’étaient jusqu’à maintenant, tout en apportant les réponses que nos concitoyens attendent en matière de protection de notre environnement et de nos ressources.

Le plafonnement des aides directes à 100 000 euros, même s’il reste facultatif pour chaque État membre de l’Union, ainsi que la définition de “l’agriculteur actif”, sont deux progrès majeurs qui vont dans le sens d’une politique agricole soucieuse de son impact social.

L’augmentation de la réserve de crise à 450 millions d’euros et le soutien aux mécanismes assurantiels sont rassurants dans un contexte de crises à répétition. La fin des doubles contrôles et la reconnaissance d’un droit à l’erreur sont également des progrès majeurs pour le quotidien de nos agriculteurs.

Souvent critiquée par nos adversaires politiques, la création des “plans stratégiques nationaux” est enfin la nouveauté la plus marquante de la nouvelle PAC. Elle accordera à chaque État membre une plus grande liberté dans la répartition des aides, ce qui constituera selon moi une chance à saisir pour notre pays et pour notre agriculture.

Après le vote final du Parlement européen cet automne et l’ élection présidentielle de 2022, nous ferons tout notre possible pour que cela soit le cas afin de doter la France d’une politique agricole juste et efficace dès 2023, date d’entrée en vigueur du nouveau texte.