Communiqué de Sébastien Chenu, député du Nord

La situation économique des horticulteurs et des pépiniéristes détaillants est particulièrement difficile. Plus de 60% de leurs ventes se concentrent sur les mois de mars, avril et mai. Ces commerces subissent de plein fouet les décisions de fermetures administratives liées à la crise sanitaire. Mercredi 15 avril, la secrétaire d’État auprès du Premier ministre Madame Agnès Pannier-Runacher, a annoncé que les plants potagers sont désormais considérés comme des achats de première nécessité. Dans la foulée, la cellule interministérielle de crise précisait : « L’ouverture des jardineries qui vendent de la nourriture pour animaux peuvent proposer à la vente l’ensemble des produits du magasin… sans pour autant que le décret du 23 mars 2020 doive être modifié. »

A la suite de cette annonce, l’ensemble des jardineries rouvrent progressivement la totalité de leurs rayons alors que les pépiniéristes et les horticulteurs restent assujettis aux fermetures administratives.

Il n’est pas compréhensible et injuste que les horticulteurs et pépiniéristes détaillants qui produisent localement ne puissent pas ouvrir le commerce au-delà des simples « drive ». Il s’agit d’une rupture notable d’égalité entre acteurs économiques. Aucune justification sanitaire n’est valable puisqu’il n’est pas plus difficile de faire respecter les mesures de distanciation sociale dans une exploitation agricole ouverte que dans une jardinerie clause et couverte. D’autre part, contrairement aux jardineries qui se fournissent souvent auprès de grossistes de pays européens ou extra-européens, les horticulteurs et pépiniéristes détaillants vendent des végétaux produits localement et participent ainsi au maintien du tissu économique de notre territoire.

C’est pourquoi, je demande au Préfet du Nord d’appliquer des règles identiques entre les jardineries et les horticulteurs et pépiniéristes détaillants en permettant à ces derniers d’ouvrir l’ensemble de leur commerce. Bien entendu, cette décision de réouverture devra s’accompagner d’un cahier des charges sanitaires stricte pour ne faire subir aucun risque aux clients et aux salariés de ces commerces.