Communiqué d’André Rougé

 

L’élection du Président de la délégation à l’outre-mer de l’Assemblée nationale s’est tenue hier .

Contre toute attente, c’est l’indépendantiste polynésien du Tavini Huiraatira d’Oscar Temaru, le député Moetai Brotherson qui a été élu face au président sortant le député de Guadeloupe Olivier Serva du groupe Libertés, Indépendants, outre-mer et Territoires.

Dans la composition du bureau, et fidèle à son esprit sectaire, NUPES n’a daigné accorder qu’un seul siège de vice-présidente à madame Estelle Youssouffa, député LIOT de Mayotte.

Les huit autres postes exécutifs de la délégation ont été trustés par des élus macronistes ou NUPES, affichant ainsi, un déni manifeste de pluralité et un mépris total du respect de la démocratie.

Pour mémoire, Marine Le Pen est largement arrivée en tête dans la quasi-totalité des DROM – COM exception faite des territoires du pacifique où elle frôle les 50%.

Ce comportement partisan, contraire à l’intérêt général et à l’esprit de l’institution législative reflète un état d’esprit allant à l’encontre d’une amélioration des conditions de vie de nos compatriotes ultramarins, dont un dernier rapport de l’INSEE rappelle leurs difficultés à survivre économiquement.

Pire, en élisant un député partisan de rompre toute relation entre la France et la Polynésie française, Macronistes et NUPES envoient à la France d’outre-mer un message, que l’on devinait en filigrane depuis quelque temps déjà, celui d’une volonté de leurs parts de séparer la France de ses territoires d’outre-mer qu’ils ne considèrent que, comme une charge pour les premiers, et une réserve électorale pour les seconds.

Présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen et la délégation à l’outre-mer du mouvement seront sur la route de ces séparatistes.