Communiqué de Presse du Front National

En votant contre l’interdiction de la culture du maïs transgénique, le Sénat a offert hier une nouvelle victoire au lobby des OGM qui engrange un nombre toujours croissant de succès au sein de l’Union européenne.

En novembre dernier, la Commission européenne, dont le président Manuel Barroso compte une ancienne de Monsanto parmi ses conseillers, demande aux Etats membres d’autoriser la culture d’un nouveau maïs transgénique, le TC1507. Le 16 janvier, le Parlement européen vote contre cette recommandation. Le 12 février, 19 pays s’y opposent également lors du Conseil des ministres des affaires européennes. Peine perdue puisque les décisions s’y prennent à la majorité qualifiée et que le quorum requis n’est pas atteint. Le dernier mot revient donc à la Commission, qui a cependant précisé qu’elle laisserait la possibilité à chaque pays d’interdire la culture des maïs OGM.

C’est pourtant en s’appuyant sur la réglementation européenne que le Sénat a refusé l’interdiction, prétextant qu’il fallait pour cela que la France démontre scientifiquement que les maïs OGM représentent un danger pour la santé et l’environnement. Ce qu’elle ne risque pas de faire, puisque son agence de sécurité alimentaire (ANSES) s’est alignée sur l’agence européenne (EFSA) et a autorisé les organismes génétiquement modifiés dans l’alimentation humaine…

L’Union européenne impose de manière non démocratique des réglementations dictées par les lobbies industriels et financiers, ce qui renforce de manière intolérable l’emprise de ces lobbies sur nos institutions. En proposant à nos concitoyens de rétablir la primauté du droit français sur le droit européen, le Front National est le seul parti politique à s’opposer efficacement à ces dérives.