Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen et vice-président du Rassemblement national

Depuis mercredi 9 octobre, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan entreprend l’invasion militaire du Nord-Est de la Syrie, contrôlé jusque-là en grande partie par les forces kurdes du PYD. L’armée syrienne, en coordination avec les milices kurdes, a fait connaître son intention de ne pas laisser le territoire syrien être ainsi violé.

En agissant de la sorte dans la zone où sont détenus les prisonniers djihadistes de l’État islamique et leurs familles tout aussi endoctrinées, l’armée turque prépare le chaos. Loin d’être anéanti, l’État islamique se recycle dans la clandestinité, où il conserve toute sa force de nuisance. Des évasions de terroristes sont d’ores et déjà signalées et dans l’anarchie géopolitique qui s’installe, le risque est grand de voir certains d’entre-eux emprunter le chemin du retour pour le continent européen. Le président Erdogan a par ailleurs très clairement menacé les Européens d’un raz-de-marée migratoire en cas d’opposition à son coup de force.

Mettre fin aux ventes d’armes vers la Turquie est loin d’être une réponse suffisante. Il est nécessaire d’appliquer des sanctions d’ordre économique et de couper les fonds européens à destination d’Ankara. La plus grande fermeté diplomatique doit être déployée face à la Turquie d’Erdogan !

Emmanuel Macron doit annoncer la suspension immédiate des accords de Schengen afin de rétablir le contrôle de nos frontières nationales ; une décision qui s’impose d’urgence pour la sécurité nationale étant donnée la déstabilisation régionale en cours au Moyen-Orient et les risques de pénétrations sur notre sol d’évadés djihadistes.

Alors que le terrorisme islamiste vient de frapper au cœur même de notre système de sécurité et puisque le président Macron a déclaré la guerre à l’«hydre islamiste», la France ne peut se permettre aucun signe de faiblesse face à ceux qui permettent sa résurgence.