Communiqué de Mathilde Androuët, député français au Parlement européen

Depuis l’attaque à motivation très probablement islamiste perpétrée par un fonctionnaire à la préfecture de police de Paris le 3 octobre dernier, une Commission interministérielle a été mise sur pied, chargée d’évaluer les cas de radicalisation dans la fonction publique. Nous apprenions fin de semaine dernière qu’elle venait d’être saisie d’un nouveau cas, celui d’un agent de police en poste en Seine-Saint-Denis qui aurait des accointances familiales avec l’un des terroristes ayant participé à la tuerie du Bataclan le 13 novembre 2015.

Il a été rapporté à cette occasion que 106 policiers ont été signalés pour des soupçons de radicalisation depuis trois mois. Sans préjuger des résultats des enquêtes d’évaluation toujours en cours, nos compatriotes peuvent cependant légitimement s’interroger sur la « légèreté » avec laquelle s’opère un certain nombre de recrutements au sein des forces de l’ordre.

Cette question télescope une autre actualité, celle des très nombreux appels au meurtre et au viol proférés ces derniers jours sur les réseaux sociaux à l’encontre de Mila, une lycéenne revendiquant son militantisme LGBT et ayant tenu des propos vulgaires et injurieux sur l’islam.

Chacun a pu remarquer que les habituels professionnels de la lutte contre les discriminations, associations féministes médiatiques et Marlène Schiappa en tête, sont restés bien discrets sur cette affaire et ne se sont pas empressés de s’emparer du cas de cette jeune fille. Ce sont pourtant les mêmes qui revendiquent le droit au blasphème quand celui-ci s’applique au christianisme.

Or, il faut être un député macroniste, affilié au Modem, comme Nicolas Turquois pour affirmer comme il l’a fait samedi sur CNews que si la lycéenne en question « (avait tenu) les mêmes propos à l’égard de la religion catholique, elle aurait eu les mêmes menaces ».

Nous retrouvons dans la bouche de M. Turquois le relativisme d’Abdallah Zekri président de l’Observatoire national contre l’islamophobie et membre du Conseil français du culte musulman (CFCM). Ancien militant de l’UMP, partisan d’ajouter deux jours fériés musulmans à notre calendrier français, M. Zekri est lui aussi un adepte de la fausse symétrie. Le 4 avril dernier, sur France Inter il affirmait que « La radicalisation n’est pas à sens unique », car « d’autres se radicalisent contre l’islam et les Musulmans ». Invité de Sud Radio le 23 janvier, il a condamné les menaces de mort contre Mila tout en affirmant qu’elle doit « assumer les conséquences de ce qu’elle a dit… Qui sème le vent récolte la tempête. »

En fait de tempête, celle qui souffle sur la France et dans de nombreux pays européens a pour cause le développement d’un communautarisme islamiste qui se nourrit de l’immigration massive et de la volonté d’une société multiculturelle.

Un gouvernement digne de ce nom tirerait les enseignements des résultats désastreux des politiques menées, de cette montée de l’ensauvagement à tous les niveaux, de notre pays. Ce n’est pas une énième Commission interministérielle, un nouveau comité Théodule, qui viendra à bout de la violence islamiste, du travail d’intimidation, de noyautage et d’infiltration de la société civile ou des corps de l’État.

Le fondamentalisme progresse sur les reniements, les démissions, les lâchetés, la repentance masochiste des partis qui se succèdent au pouvoir depuis des décennies. L’urgence de la menace nécessite un changement radical d’orientation politique empêchant clairement les ennemis de la France de persister sur notre territoire. Fermeture des mosquées radicales, refus de financements de mosquées par des fonds étrangers, interdiction du port du voile dans l’espace public et condamnation effective de tous ceux menaçant la liberté d’expression et la sécurité de toute personne amenée à porter une critique d’une religion quelle qu’elle soit, seraient déjà les premières pierres d’une lutte efficace contre l’islamisme.