Nouveau scandale dans le transport des animaux : 1700 bovins bloqués sur des cargos depuis deux mois !

Communiqué d’Annika Bruna, Député européen du Groupe Identité & Démocratie

Le transport des animaux à longue distance, et plus particulièrement l’exportation d’animaux par voie maritime, enchaîne les situations de crises.

On se souvient du naufrage du Queen Hind, en novembre 2019, au large de la Roumanie, noyant plus de 14 000 moutons destinés à l’Arabie Saoudite. Il y a également eu le naufrage du « Gulf-Livestock 1 », en septembre 2020, au large du Japon, entraînant la mort de 40 marins et de 6000 bovins.

C’est cette fois au large de Chypre que patientent deux cargos transportant près de 1700 bovins. Ces cargos, Elbeik (1 776 têtes) et Karim Allah (895 têtes), ont été chargés en Espagne et étaient destinés à la Libye.

Mais ils n’ont pas pu décharger les animaux en raison d’une épidémie de fièvre catarrhale. De nombreux ports les ont alors refusés. Les cargos attendent désormais au large de Chypre. Le calvaire de ces animaux s’éternise depuis deux mois.

Cette nouvelle crise illustre l’absence de soins vétérinaires lors de ces transports. Lors d’une audition de la commission d’enquête sur le transport des animaux, j’avais posé la question des soins apportés aux animaux malades, demandant notamment s’il existait des procédures de quarantaine et si les conditions d’isolement étaient garanties. J’ai désormais une réponse à cette question et elle n’est pas satisfaisante.

Les tergiversations autour des exportations d’animaux vivants ont assez duré. De toute évidence, les conditions de transport de ces animaux ne respectent pas le règlement 1/2005, qui exige notamment la prévision d’un plan d’urgence en cas d’imprévus.

L’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 23 avril 2015[1] n’est pas respecté non plus, alors qu’il exige que le pays exportateur soit juridiquement responsable du bien-être et de la santé des animaux jusqu’à leur destination finale.

Annika Bruna réitère sa demande de stopper le transport longue distance d’animaux vivants. Les conditions de transport continuent d’être déplorables et les conditions d’abattage dans les pays importateurs sont souvent abjectes, non seulement par le recours systématique à l’abattage sans étourdissement mais aussi par les atrocités qu’ils subissent avant leur mise à mort.

Une alternative existe et doit plus que jamais être mise en place : le transport de viande. L’Union européenne et les Etats membres doivent agir en faveur des transporteurs pour que ces derniers puissent acquérir les équipements frigorifiques nécessaires. C’est la seule solution pour mettre fin à cette souffrance inacceptable.

[1] C-424/13 – Zuchtvieh-Export.