Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national , député français au Parlement Européen

L’Union européenne vient de procéder à la commande de plus d’un milliard de doses de probables vaccins contre la Covid-19 auprès de six groupes pharmaceutiques, mais la négociation des contrats entamée en juin par Bruxelles a lieu, toujours à l’heure actuelle, dans une opacité totale.

Alors que nous apprenons dans la presse que seuls quelques députés pourraient avoir accès aux contrats de précommandes depuis « une pièce sécurisée », de nombreuses interrogations légitimes demeurent : prix accordés aux laboratoires, lieux de fabrication, clauses de responsabilité et de partage du risque actuellement maintenues sous silence.

La Commission européenne est coutumière de ces négociations engagées en catimini : c’est ainsi que certains traités de libre-échange comme le TAFTA avaient été élaborés, en violation des principes démocratiques les plus essentiels.

Les Français sont parmi les plus réticents en Europe à la vaccination : 61% d’entre eux n’ont pas l’intention de se faire vacciner contre la Covid-19 (Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio publié ce jour). Après avoir entretenu cette opacité et refusé de rendre publics les termes des contrats, comment les dirigeants français et européens pourraient-ils par la suite déplorer la montée du complotisme et de la défiance à l’égard des politiques publiques de santé, eux qui en seraient les principaux responsables ?

Le gouvernement doit exiger de la Commission européenne que toute la transparence soit faite sur les négociations en cours : c’est une exigence démocratique, mais également un enjeu sanitaire. L’accès au vaccin, comme la multiplication des campagnes massives de tests, seront des étapes cruciales dans la sortie de crise sanitaire, économique et sociale. Leur réussite reposera sur la légitimité et la confiance que les Français accorderont à la parole de l’exécutif : la balle est dans son camp.