C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès au combat du président du Tchad, Idriss Deby Itno, suite à ses blessures dans un accrochage entre les forces armées tchadiennes qu’il commandait et les rebelles du nord.
Alors qu’il venait d’être réélu pour un nouveau mandat, il avait choisi, une fois encore, d’être au cœur du combat, au milieu de ses soldats. 


La France perd aujourd’hui un allié et un chef d’Etat d’un pays ami de longue date.
Un allié qui n’a jamais fait défaut dans la lutte contre le terrorisme islamiste et dont la détermination à toute épreuve, que ce soit au sein de la Force multinationale mixte et du G5 Sahel, ou lors de l’intervention militaire en appui des forces françaises lors de l’opération Serval, dans le nord du Mali en 2013, ont permis de circonscrire l’avancée djihadiste et de préserver la sécurité dans cette région de l’Afrique.

Par sa constance et son engagement, le président Idriss Deby Itno avait fait de son pays un pivot incontournable de la stratégie internationale de lutte contre le terrorisme islamiste en Afrique subsaharienne.


Au regard des liens d’amitié historiques qui unissent nos deux pays, du rôle prépondérant que joue le Tchad dans le concert des nations africaines et son implication dans les entreprises de résolution des conflits régionaux, la France se doit désormais d’accompagner les autorités de transition dans l’objectif d’assurer la stabilité, la sécurité tout comme l’essor économique du Tchad.


A ses proches, à ses soldats et au peuple tchadien j’adresse mes condoléances les plus sincères. Aujourd’hui, la France perd un allié, mais surtout un ami. Sa rigueur, sa discipline, sa disponibilité et son courage nous manqueront.