Communiqué de Mme Annika Bruna, Député Français au Parlement européen, membre de la commission d’enquête sur le transport des animaux

Le plan de relance du gouvernement prévoit 130 millions d’euros d’investissement dans les abattoirs pour améliorer notamment les règles d’hygiène et le bien-être animal.

Cette aide est la bienvenue alors que le nombre d’abattoirs de boucherie (bovins, ovins, caprins, porcins, équins) n’a cessé de diminuer en France, passant de 1 200 en 1970 à 250 en 2020 ! Le maillage territorial, en s’affaiblissant, a entraîné une augmentation de la durée de transport des animaux, facteur de stress et souvent de souffrance pour le bétail.

Cependant, les organisations de producteurs comme les associations de défense des animaux redoutent que ce plan de relance ne soit escamoté par les acteurs dominants de la filière, c’est-à-dire par les gros abattoirs déjà en place.

Face aux problèmes rencontrés par la filière en France, le plan de relance doit au contraire :

– Favoriser la création de nouveaux abattoirs, afin de renforcer le maillage territorial.

– Renforcer le bien-être animal dans tous les abattoirs.

– Imposer la vidéosurveillance pour vérifier le respect du mode d’abattage.

– Améliorer les conditions de travail des salariés, en réduisant notamment les cadences.

– Développer l’abattage à la ferme par les abattoirs mobiles, méthode qui permettra de supprimer totalement le transport des animaux.

Annika Bruna soutient la relocalisation des abattoirs au plus près des besoins, afin de réduire la souffrance animale mais aussi de dynamiser nos territoires.