Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national et député européen

Dans la nuit de lundi à mardi, la centrale nucléaire de Fessenheim a été définitivement mise hors service. La veille, le Président de la République a pourtant choisi de défendre la quasi-totalité des mesures avancées par la Convention citoyenne sur le climat censées marquer un énième « tournant vert » du quinquennat.

Cette fermeture est une décision irrationnelle, fruit d’accords électoralistes irresponsables pris en 2012 par François Hollande et dont Emmanuel Macron pourrait aujourd’hui très bien s’affranchir.

Des désinformations en tout genre entourent l’énergie nucléaire, laissant penser que la réduction de son poids dans le mix énergétique de plus de 70% aujourd’hui à 50% d’ici 2025 serait une mesure de salut environnemental. C’est tout le contraire : le nucléaire est la source d’électricité dont l’empreinte sur l’environnement est la plus faible.

Les quantités de CO2 générées par kilowattheure produit sont inférieures à celles nécessaires pour l’éolien ou le photovoltaïque, et la production électrique du seul site de Fessenheim était quasiment identique à celle de la totalité du parc photovoltaïque français !

Les tours de réfrigération observables chez certaines centrales émettent de la vapeur d’eau, et ne contribuent donc en rien aux émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Quant à l’argument touchant à la « sécurité » du site de Fessenheim, il a été évacué par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), laquelle a indiqué qu’aucun motif technique ne venait justifier un retrait du service.

La fermeture de Fessenheim est un véritable suicide écologique, énergétique et stratégique pour notre pays et dont Emmanuel Macron portera la responsabilité pour les décennies à venir.