Communiqué de presse de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais

Mardi 3 décembre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a mis en demeure la chaîne d’information CNEWS à la suite des propos formulés par Eric Zemmour dans l’émission « Face à l’Info » du 23 octobre dernier. Lors d’un débat sur l’assimilation face à François Pupponi, député du Val-d’Oise, l’éditorialiste avait eu le malheur de sortir des clous du politiquement correct.

Par cette décision ahurissante, totalement injustifiée, le CSA se fait le relai des groupuscules d’extrême gauche et des organisations islamistes qui militent depuis deux mois pour interdire d’antenne le polémiste. L’instance de contrôle se transforme ainsi en instrument de censure au service de mouvances et d’individus qui ont fait de la haine de la République, de l’intolérance et de l’antisémitisme, leur carburant idéologique comme en témoignent les discours sordides qui ont émaillé la manifestation devant CNEWS le 2 novembre dernier.

Ce nouvel épisode pose la question de la légitimité de l’organisme présidé par Roch-Olivier Maistre. En effet, à la suite de trop nombreuses décisions contestables voire incompréhensibles, l’autorité publique « indépendante » ne semble plus en mesure de garantir le pluralisme de l’information, la diversité des débats et une représentation équitable de toutes les opinions et courants de pensée qui traversent la société française et qui devraient naturellement avoir le droit de cité dans les médias français. Comment accepter et apprécier l’indignation du CSA concernant les déclarations d’Eric Zemmour à l’aune de son silence assourdissant sur les tweets racistes, homophobes et misogynes de l’ancien chroniqueur de France Inter, Mehdi Meklat qui avait notamment publié : « Sans les arabes nous n’aurions pas eu Mohammed Merah et Smaïn. RIP à eux. »

Face à la censure du CSA qui s’apparente à un abus de pouvoir, il faut soutenir la démarche de la chaîne CNEWS qui a légitimement décidé de saisir le Conseil d’Etat au nom des principes fondamentaux qui tiennent notre démocratie encore debout.