Communiqué de presse de Monsieur André Rougé

Député français au Parlement européen

Groupe Identité et Démocratie (ID)

Membre de la Commission du développement régional

Délégué national à l’Outre-mer et membre du Bureau National du Rassemblement National

 

Le 18 octobre, à Poitiers, à l’occasion du lancement des États généraux de la Justice, Emmanuel Macron a brocardé la pathologie dont souffriraient ceux qui émettent des réserves sur le projet fédéraliste euro technocratique : « Dès qu’il y a un problème, nous en revenons à cette vieille maladie française qui consiste à dire ‘c’est l’Europe’. Mais l’Europe, c’est nous, c’est nous qui l’avons faite, choisie, construite. Tous les textes auxquels nous sommes soumis, nous les avons ratifiés souverainement. »

André Rougé souhaitait, en premier lieu, rassurer Emmanuel Macron. Chacun sait que Bruxelles n’est pas responsable de la vente d’Alstom, de la fermeture de Fessenheim ou du sabordage de Technip. Ainsi, personne n’oublie la responsabilité directe du ministre de l’Économie et des Finances de l’époque, notre actuel président de la République, dans le naufrage industriel de la France.

Cependant, Emmanuel Macron semble tout de même commettre une erreur d’analyse au sujet de la souveraineté qui, selon lui, ne serait pas la victime de la technostructure européenne, mais la source. André Rougé souhaite simplement rappeler que lors du referendum sur la Constitution pour l’Europe en France, en 2005, le « NON » avait recueilli la majorité des suffrages exprimés. Pourtant, en 2007, le Traité de Lisbonne était ratifié par la voie parlementaire alors même qu’il reprenait le même contenu que celui rejeté deux ans auparavant par les Français.

Ce dernier chapitre de la construction euro technocratique s’est donc bel et bien écrit en dépit de la volonté souveraine du peuple français. Il est donc faux de prétendre que nous ne serions soumis qu’à des textes ratifiés souverainement.

De son côté, Marine le Pen souhaite redonner tout son sens à la souveraineté nationale en prenant le chemin d’une Alliance de l’Europe des Nations respectueuse des spécificités de chaque État membre.