Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen, vice-président du Rassemblement national

À l’occasion du troisième Conseil de défense écologique qui s’est tenu jeudi 7 novembre, le gouvernement a annoncé l’abandon du projet de mégacomplexe EuropaCity à Gonesse.

Censé contribuer au dynamisme économique du Val-d’Oise, et bien qu’ayant fait l’objet d’une tentative de « verdisation », ce projet devait prendre la forme d’une gigantesque structure de divertissement et de consommation. Devant les oppositions nombreuses depuis des années, le président de la République s’est enfin résolu à parler d’un projet « daté et dépassé », et c’est bien ce dont il s’agissait.

Alors que la bétonnière géante de l’artificialisation ne cesse de gagner du terrain au détriment des terres agricoles sans que cela ne se justifie économiquement ou démographiquement (la population française n’augmente que de 0,5% par an tandis que les surfaces bétonnées croissent de 3%), il n’était pas envisageable de perdre 80 hectares de terres parmi les plus fertiles du pays à l’heure où notre agriculture connaît une crise profonde. Ce projet était également obsolète en ce qu’il allait renforcer l’enflure de l’étalement urbain au détriment des activités de centre-ville.

Le gouvernement doit dès à présent trouver le moyen d’associer les enjeux écologiques et localistes ainsi que les nécessités de revitalisation économique. En cela, les riches terres limoneuses du triangle de Gonesse peuvent offrir d’énormes potentialités agricoles et générer un cercle vertueux en matière d’emplois (production, transformation agroalimentaire, restauration, vente, etc.)

La France doit plus que jamais retrouver et repenser une politique d’aménagement du territoire qui sache conjuguer réparation de la fracture territoriale, souci écologique et esthétique, et relocalisation tant de la production que de la consommation.