Vendredi 12 mars 2021, en plein confinement, plusieurs embarcations de fortune, dites Kwassa, ont débarqué leurs passagers sur la plage de Mtsamoudou commune de Bandrélé en pleine journée.

Preuve, si besoin en était, que notre île n’est plus surveillée depuis fort longtemps.

Une patrouille de la « brigade nature », effectuant une ronde de surveillance contre le braconnage des tortues, a violemment été prise à partie par ces migrants illégaux à peine débarqués sur le territoire français. Un agent a été gravement blessé, et une arme de service dérobée au cours de l’agression.

Malgré un imposant dispositif mis en place, les gendarmes n’ont pas pu récupérer l’arme. Les nouveaux clandestins, dont on ignore le nombre, restent introuvables.

Le Rassemblement National de Mayotte apporte son soutien aux forces de l’ordre et aux agents de la brigade Nature qui font un travail formidable pour la protection de la biodiversité.

Véhicule de Police incendié, pompiers, personnels de santé, ambulanciers, forces de l’ordre, population, tous agressés et maintenant armes dérobées. La situation est hors de contrôle tant au niveau sécuritaire que sanitaire.

Le Rassemblement National ne saurait accepter l’effondrement de l’État dans le 101e département français, devenu une immense zone de non-droit au sein de laquelle les clandestins font la loi, où la population ne peut plus circuler librement, où les forces de l’ordre ne peuvent se déplacer qu’en étant lourdement armées pour se rendre le long des routes à la tombée de la nuit, sur nos plages, dans nos campagnes occupées par ces clandestins et dans tous les bidonvilles, sans oublier nos frontières.

Le Rassemblement National demande au Président Macron de saisir le représentant de l’État pour lui demander des comptes, plutôt que de transmettre des chiffres erronés sur la délinquance à Mayotte.

Les Mahorais, ainsi que nos forces de l’ordre en sous-effectifs, ne peuvent plus vivre constamment dans l’angoisse même en cette période de couvre-feu et confinement.

Le Rassemblement National de Mayotte rappelle qu’il est inutile de fixer un calendrier de confinement, car les Mahorais vivent déjà dans celui de la peur toute l’année.

Saidali BOINA HAMISSI