Durant la crise de la Covid-19, certains hôpitaux ou établissements d’accueil des personnes âgées ont verrouillé l’accès des proches aux chambres des malades ou des personnes âgées. Parfois même, des consignes ont été données aux forces de l’ordre pour empêcher toute visite à un parent mourant. Les témoignages se multiplient sur ces familles qui n’ont pas pu aller une dernière fois rendre visite à un parent. Il en est résulté, outre la tristesse causée par la perte d’un être cher, un sentiment durable de culpabilité, dû au fait de n’avoir pu être présent au moment de sa mort, ou de n’avoir pas été en mesure de lui dire un dernier adieu. L’absence de visite a même précipité vers la mort certaines personnes isolées. C’est le fameux « syndrome du glissement » décrit par les personnels soignants ou accompagnants des hôpitaux ou des établissements d’accueil de personnes âgées. Or, depuis des siècles, l’accompagnement des mourants est un des marqueurs de notre civilisation.

Répondant à l’objectif du Collectif Tenir ta main (https://www.tenirtamain.fr/), Marine Le Pen a déposé une proposition de loi visant à créer un droit opposable aux visites dans la partie du code de la santé publique réservée aux droits des personnes. Ce droit pourrait être exercé par le patient ou le résident lui-même, mais aussi par sa famille ou les proches qu’il aurait désignés, et le juge des référés interviendrait en cas de refus.
Au-delà des mesures administratives, financières et industrielles qui seront présentées dans le cadre de la campagne présidentielle, cette proposition de loi de Marine Le Pen est une première étape pour replacer l’Homme au cœur de notre système de santé.