Communiqué de Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National

Comme une sorte de fatalité et pour dissuader les salariés, cadres et autres Français de bonne foi de participer au cortège, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, vient d’annoncer que les manifestations du 5 décembre visant à protéger notre système de retraites, seront perturbées par plusieurs centaines de casseurs, black blocks et autres milices d’extrême-gauche.
Ces nervis d’extrême-gauche sont, on le sait, coutumiers de violences et de saccages : chacun a encore en mémoire l’image de ces policiers échappant miraculeusement à la mort après l’incendie de leur voiture lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Nous demandons au premier ministre de prendre en amont toutes les dispositions destinées à empêcher ces professionnels de la violence d’infiltrer le cortège et de perturber son déroulement. La sécurité des personnes et des biens est la première mission régalienne de l’État ; la préservation de l’intégrité physique, tant des manifestants, que des membres des forces de l’ordre, est de la responsabilité directe du préfet de police de Paris.

L’État a réprimé durement, et parfois aveuglément, le mouvement des Gilets Jaunes ; le ministre de l’intérieur et le préfet de police de Paris disposent de tous les moyens juridiques et opérationnels permettant de sécuriser les différents périmètres de manifestations du 5 décembre et de faire en sorte qu’elles se déroulent sans être confrontées à la violence des casseurs, blacks blocks, milices d’extrême-gauche, et autres habitués des pillages de commerces. Les Français attendent d’eux qu’ils assurent, enfin, le maintien de l’ordre public, la protection des commerces, la sécurité des différents défilés, tout en leur garantissant la liberté de manifester.