Communiqué de presse de Marine Le Pen

Derrière les mots et les promesses, la dure réalité s’impose : Emmanuel Macron l’annonçait il y a quelques jours lors de sa conférence de presse post grand débat, il n’y aurait plus de fermeture d’école d’ici la fin de son quinquennat.

Le numéro relève de la supercherie sémantique tant derrière cet ambitieux engagement se cache la poursuite continue des fermetures de classes notamment en zone rurale.

Pas un département épargné tel dernièrement l’Isère où une classe de l’école primaire de Crêts-en-Belledonne est menacée de fermeture à la rentrée.

Le 27 avril, quelques heures après l’intervention présidentielle, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer avait déjà partiellement douché les espoirs de millions de Français, indiquant « pour les classes c’est forcément différent, personne, aucun ministre de l’éducation ne pourrait vous dire qu’il n’y a jamais de fermeture de classes ».

Or, si la fermeture d’école reste un fait assez exceptionnel, la fermeture de classes qui tend à se généraliser a un effet tout aussi dévastateur en termes de désertification rurale, d’abandon de pans entiers de la population et de liquidation par effet de domino, des services publics de proximité.

A ce sentiment d’abandon se greffe par ailleurs un sentiment d’injustice et de discrimination, l’exécutif entendant étendre dans les quartiers défavorisés le principe de dédoublement des classes, renforçant cette inégalité dans le traitement des élèves alors même que ces zones urbaines bénéficient déjà des milliards injectés au titre de la dispendieuse politique de la ville.

En juillet 2017, lors de la Conférence des territoires, Emmanuel Macron, fraîchement élu, affirmait « ce qui est sûr c’est que les territoires en particulier les plus ruraux ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’économie».

Ce qui est sûr, c’est que deux ans après, les territoires ruraux sont eux aussi les grands perdants et les victimes de la brutale politique d’Emmanuel Macron.