Par 572 voix pour, 79 contre et 37 abstentions, le Parlement européen a adopté ce jeudi 25 mars le rapport sur la politique de cohésion et les stratégies régionales en matière d’environnement dans la lutte contre le changement climatique présenté par M. Tonino Picula, député du Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen.

L’un des objectifs majeurs de ce rapport est de demander aux autorités locales et régionales de traduire les objectifs climatiques de l’Union européenne en prenant en compte les spécificités des régions.

Rapporteur fictif du projet au nom du groupe Identité et Démocratie, j’ai déposé de nombreux amendements afin d’améliorer certaines dispositions du texte dans l’intérêt de nos compatriotes des territoires de l’Outre-mer :

  • la prise en compte des spécificités climatiques des régions ultrapériphériques, dont la Martinique, la Guadeloupe, Mayotte, la Guyane et Saint-Martin;
  • l’interconnexion électrique des petites îles;
  • l’encouragement de solutions photovoltaïques dans les îles;
  • l’accélération du financement de reconversion des flottes de fret, routier, ferroviaire et maritime;
  • sur le modèle de l’Agence Spatiale de Guyane et conformément à notre programme électoral, la création d’une Agence Européenne de la Mer située dans les régions ultrapériphériques proposée par ma collègue Mathilde Androuët.

Le rapporteur socialiste Tonino Picula a arbitrairement refusé de prendre en considération ces amendements, au seul motif sectaire qu’ils émanaient de parlementaires du Groupe Identité et Démocratie, 4e groupe politique du Parlement européen, dont le Rassemblement national fait partie !

Pire encore, le président de la Commission du développement régional à laquelle Mme Androuët et moi appartenons, M. Younous Omarjee, député LFI de la Réunion, n’a pas daigné condamner ce comportement antidémocratique.

Nos compatriotes ultramarins ne sauraient supporter ces discriminations !

La lutte contre le changement climatique est un enjeu majeur trop important pour que sa prise en compte fasse l’objet de basses démarches politiciennes. Il s’agit là d’un thème qui nécessite la collaboration et la cohésion de toutes les forces vives de nos nations, quelle que soit leur appartenance politique sur laquelle doit primer l’intérêt général.

Nous ne pouvons que déplorer ce sectarisme politicien de certains de nos collègues d’autres groupes politiques du Parlement européen.

Parce que l’intérêt général doit l’emporter sur la politique politicienne, la délégation française du Rassemblement national a approuvé ce rapport.

Il en va de l’avenir des générations futures et de celui de notre planète !