Communiqué de Jordan Bardella,

président du Rassemblement National, député européen

 

Malgré la pression constante du danger migratoire sur ses frontières continentales et maritimes, l’Union européenne a l’intention de faciliter encore davantage la migration dans ses pays membres, cette fois au nom du « besoin de main d’œuvre » et des opportunités économiques.

En voulant réduire les délais de délivrance de permis de séjour longue durée, en voulant faciliter les procédures de demandes de visas ou encore « rendre plus attractif pour les migrants économiques le fait de s’installer en Europe », il est clair que le projet de Bruxelles n’a plus rien d’« européen » mais qu’il entend mettre en œuvre un vaste marché mondial du travail.

Derrière de pseudo-arguments économiques, c’est bien d’une capitulation dont il s’agit : renoncer à encourager et à accompagner la natalité des nations européennes. Notre vision est diamétralement contraire : il nous faut, d’une part, soutenir et encourager la natalité française pour « concevoir » nous-mêmes les travailleurs de l’industrie, ingénieurs et entrepreneurs de demain. D’autre part, il convient de revaloriser de manière significative l’apprentissage ainsi que les filières professionnelles. Le maintien des jeunes diplômés sur le territoire français devra être incité par une exonération d’impôt sur le revenu et d’impôts sur les sociétés pour tout jeune de moins de 30 ans.

Cette ambition demande une volonté politique mais surtout une vision qui ne soit pas celle purement matérielle des institutions européennes : ces millions de « migrants économiques » extra-européens auxquels elles veulentfaire appel ne seront pas uniquement des « bras », mais aussi des cultures, des civilisations très différentes de la nôtre venant aggraver des partitions et des sécessions déjà profondes.

Derrière le marché mondial du travail qui se met en place, c’est la substitution des peuples européens par d’autres peuples qui continue.