Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen et Conseiller régional d’Île-de-France, vice-président du RN

Lors du sommet « Med7 » qui s’est tenu hier à Ajaccio, les chefs d’État de l’Europe du Sud ont affiché leur unité face aux provocations et menaces turques ainsi que leur volonté de renouer le dialogue avec Erdogan.

Si l’on peut saluer la manière dont Emmanuel Macron a affirmé ces dernières semaines le soutien de la France à la Grèce, notamment par le déploiement d’unités militaires, force est de constater que tout n’est pas mis en oeuvre pour sortir vainqueur du rapport de force avec Ankara.

Après l’utilisation manifeste de l’immigration comme moyen de pression sur les États européens, après des violations répétées du droit de la mer par des forages illégaux, après le non-respect de l’embargo sur les armes en Libye, après des incursions militaires en Syrie et en Irak et malgré des déclarations publiques ne dissimulant nullement son hostilité à l’égard de l’Europe, aucune sanction notable n’a été prise à l’égard d’Erdogan et des intérêts turcs. La suspension immédiate des fonds versés à la Turquie, l’instauration de sanctions économiques dissuasives comme l’arrêt définitif du processus d’adhésion à l’Union sont des mesures qui s’imposent.

La Pax mediterranea souhaitée par le président de la République sur Twitter restera un vœu pieux tant que la France et l’UE ne mettront pas fin à ce jeu de dupes avec Erdogan qui dure depuis bien trop longtemps.