Communiqué de presse d’André Rougé, député français au Parlement européen, délégué national à l’outre-mer du Rassemblement National

L’HONNEUR PERDU D’EMMANUEL MACRON

Le département français de Mayotte est, aujourd’hui, bien loin de la vision idyllique qu’en brossa le président de la République dans un grandiloquent discours lors de son passage sur place au mois d’Octobre 2019.

Crise migratoire, sécuritaire, sanitaire, l’Etat s’est effondré contraint de faire appel aux plaisanciers mahorais pour assurer la surveillance des eaux territoriales françaises.

Incapable d’endiguer les vagues de migrants provenant des Comores et de la région Africaine des «  grands lacs », l’Etat se trouve dans l’incapacité d’accomplir le premier de ses devoirs : «  Assurer la sécurité des personnes et des biens ».

La semaine passée, les corps de trois personnes, dont deux enfants de 14 et 16 ans ont été retrouvés assassinés à l’arme blanche.

En proie à l’anarchie la plus totale, Mayotte doit faire face à la montée en puissance du variant Sud-Africain de la COVID 19. Pour le seul mois de janvier, on y a recensé une multiplication des cas officiels par 50, sans parler des clandestins en situation irrégulière qui ne sont pas pris en charge.

Dans ce contexte, alors que par deux fois et par voie référendaire Mayotte a confirmé sa volonté d’appartenir à la France, le gouverneur comorien de l’île d’Anjouan a, quasiment, déclaré la guerre à la France.

Dans un entretien accordé au magazine «  Al Watwan » Anissi Chamsidine, membre de la majorité présidentielle comorienne, humilie la France et bafoue son honneur en appelant à une reconquête de Mayotte par les Comoriens.

Extraits : «  Je ne me vois pas prendre un visa pour aller dans mon propre pays/Il faudrait, peut-être que les Comoriens prennent des Kwassas par milliers/ Il faut une grande mobilisation, du président au citoyen lambda, on verra alors si la France nous bombarde avec ses bateaux de guerre »

Comme lors des déclarations du président sur RFI en Mai 2019, le Quai d’Orsay n’a pas réagi. Pour mémoire, Azali Assoumani avait déclaré : « Pour nous Mayotte est comorienne… »

Que croyez-vous qu’il arriva…le président comorien fût reçu à l’Elysée, où Emmanuel Macron lui signait un chèque de plusieurs millions venant s’ajouter aux centaines d’autres déjà versés par la France au titre de la coopération.

La diplomatie est un domaine régalien du ressort du président de la République. Nous appelons, solenellement le président Macron à mettre fermement un terme à ces outrages à répétition.

Incessamment, il lui appartient de rappeler l’ambassadeur de France à Moroni, pour consultation. Tout accord entre les deux pays doit, immédiatement, être dénoncé. Et par ailleurs, les avoirs des dignitaires comoriens en France doivent être gelés.

Il en va de l’honneur de la France et du président de la République.