Communiqué de presse de David Rachline, Sénateur-Maire de Fréjus
Avec la baisse des dotations, l'Etat aide de moins en moins les communes mais les sanctionne de plus en plus. C'est ce que les Français et leurs élus constatent malheureusement chaque jour davantage.
Dans un grand élan davantage politique que social, le Premier ministre tente de stigmatiser des villes qui n'atteignent pas le quota de logement sociaux fixé, et récemment augmenté, par la loi.
Il y aurait beaucoup à dire sur l'application uniforme à tous les territoires d'un même quota. Ainsi que sur les modes de gestion et d'attribution des logements sociaux dans notre pays. Mais là n'est pas la question.
Fréjus étant mise en cause en la matière, je rappellerai que l'Etat a en effet prononcé en 2014 une situation de carence du fait du non respect par la municipalité précédente de l'objectif 2011/2013 qui lui avait été fixé en termes de construction de logements sociaux.
Or, depuis mon élection, la Ville mène une politique extrêmement volontariste pour atteindre l'objectif très ambitieux fixé par l'Etat de 936 logements sociaux pour la période 2014-2016. Des efforts reconnus qui font de Fréjus la commune la plus volontariste de la CAVEM avec 150 logements sociaux produits en 2014 et un objectif de 512 pour l’année 2015.
Encore une fois, M. Valls ferait mieux de regarder la réalité des situations et des efforts menés, et également de réviser sa politique en direction des collectivités locales, dénoncée par une très large majorité des élus toutes tendances confondues, plutôt que de lancer comme à son habitude incantations et anathèmes.