Les salariés de Nicolas Industrie victimes de l’Union européenne allemande

| Communiqués - 17 janvier 2019
  • Julien Odoul

Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

Depuis le 14 janvier, les salariés de la société Nicolas Industrie, filiale française du groupe allemand Transporter Industry International spécialisé dans la fabrication de remorques, de plateformes et de transport d’équipement d’éoliennes, sont en grève sur le site de Champs-sur-Yonne. Les employés s’opposent à la violence du plan social de la direction qui prévoit de supprimer 72 postes sur 113 pour accompagner la délocalisation de la production en Allemagne et en Inde. Les salariés français, jugés trop coûteux, seront donc bientôt remplacés par les nouvelles recrues immigrées chères au patronat allemand et par des ouvriers-esclaves indiens.

Confrontés à un troisième dépôt de bilan, les employés de Nicolas Industrie et leurs familles, dont beaucoup ont travaillé toute leur vie dans l’entreprise, sont les nouvelles victimes de la mondialisation sauvage, système froid et impitoyable, avide de rentabilité et de profits, indifférent à l’aspect humain et aux conséquences sociales.

Depuis près de 30 ans, ce système est la norme imposée par l’Union européenne et par l’Allemagne, seule puissance continentale bénéficiaire du funeste triptyque « restructuration – cession – délocalisation ». Convertie à l’ultralibéralisme, l’Europe s’est transformée en champ de bataille pour sociétés euro-mondialistes et à chaque fois, ce sont les peuples qui ont été sacrifiés sur l’autel du libre-échangisme débridé et de la concurrence déloyale.

Drogués au mythe du couple franco-allemand, les gouvernants français ont laissé Berlin imposer ses règles du jeu : la France était condamnée à se désindustrialiser année après année et à subir les offensives économiques et commerciales d’un voisin d’outre-Rhin qui ne défend que ses intérêts. Plus grave, nos dirigeants au premier rang desquels Emmanuel Macron, ont bradé nos fleurons nationaux comme Alstom dont la branche transport est menacée d’annexion par Siemens avec 3000 à 6000 emplois sur la sellette. Avec le traité d’Aix-la-Chapelle qui doit être signé le 22 janvier prochain, Emmanuel Macron va intensifier une coopération perdante et dangereuse en renforçant la tutelle allemande.

L’Union européenne allemande n’est pas le sens de l’Histoire. Il est temps d’en finir avec une structure responsable du chômage de masse, de catastrophes industrielles majeures et d’une pauvreté endémique. Un autre modèle est possible. Le 26 mai, avec la liste du Rassemblement National menée par Jordan Bardella, les Français pourront faire le choix du bon sens, du patriotisme économique et du protectionnisme intelligent. Le 26 mai, ils pourront bâtir une France libre au sein d’une Europe des peuples.

Par |2019-01-17T13:07:09+00:0017 janvier 2019|Communiqués|

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Julien Odoul
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