Communiqué de Jordan Bardella, député français au Parlement européen, vice-président du Rassemblement national

Vendredi 6 septembre, le Conseil constitutionnel a ordonné une abrogation de l’article 730-2-1 du Code de procédure pénale qui, depuis la loi antiterroriste du 3 juin 2016, avait durci pour les détenus condamnés pour terrorisme l’obtention d’une libération conditionnelle ou d’un aménagement de peine.

En s’alignant sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme selon laquelle toute peine de réclusion doit comporter un espoir de sortie, les gardiens de la loi constitutionnelle souhaitent « favoriser l’amendement » et « préparer la réinsertion » des terroristes… Des objectifs illusoires et totalement déconnectés de la réalité !

Ce n’est pas la première fois que le Conseil constitutionnel adoucit les lois antiterroristes : il a déjà assoupli les assignations à résidence, rendu leur renouvellement plus délicat et, au nom de la liberté d’aller et venir, remis en cause les articles prévoyant des périmètres de protection autour de sites sensibles.

Alors que notre pays a connu des dizaines de tragédies au cours des dernières années du fait du terrorisme islamiste et que la menace qu’il fait peser sur nos compatriotes est malheureusement loin de s’estomper, nous ne pouvons supporter que le Juge désarme ainsi le Politique, qui plus est à la suite de questions prioritaires de constitutionnalité soulevées par deux détenus terroristes…

Sur les droits et le bien-être des terroristes, il est urgent et vital de faire primer la sécurité du peuple français !