Communiqué de presse du Rassemblement National

Dans son dernier rapport rendu public hier, la Fondation Abbe Pierre recense 4 millions de personnes qui n’ont pas de logement ou sont mal logées.
Tout aussi inquiétant, elle relève que près de 15 millions de personnes sont impactées par la crise du logement (factures impayées, risques pour la santé, manque de place…)
Loin de se stabiliser ou d’entamer une décrue, ces statistiques ne cessent de progresser. En quatre ans, ce sont 500 000 personnes supplémentaires qui se sont retrouvées sans logement ou en situation de mal logement et 5 millions de plus qui sont frappées par la crise du logement.

Les gouvernements qui se sont succédé, de gauche comme de droite, portent dans ce bilan de la honte la responsabilité de l’échec des décennies de politique de la ville, menées à grand coup de milliards et qui n’ont pas su répondre au louable objectif de loger dignement nos compatriotes.
Enfermés dans le carcan idéologique de la mixité sociale, tous ont échoué à résoudre une crise qui n’a eu de cesse de s’étendre et de fracturer le pays.

Le projet de loi présenté en 2018 par le gouvernement sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique n’a pas échappé à cette vision dogmatique, imprégnée par la doxa du vivre-ensemble, par une méconnaissance de la réalité du terrain et des réels besoins en matière de logement.
Ces chiffres sont d’autant plus inquiétants que la France est confrontée à une arrivée de plus en plus massive de migrants et de demandeurs d’asile, (le nombre de premiers titres de séjour délivrés chaque année est passé de 171 907 en 2007 à plus de 276 000 en 2019 et 132 614 demandes d’asile ont été déposées), que le gouvernement s’est engagé à accueillir et donc à loger au détriment des plus précaires et fragiles de nos compatriotes (en 2017, seul 1% des hébergés dans les centres d’urgence d’Emmaüs étaient de nationalité française, ces structures étant théoriquement destinés aux SDF).

Le Rassemblement National rappelle qu’une politique du logement digne et ambitieuse doit reposer sur deux axes majeurs : l’attribution prioritaire du logement social à nos compatriotes touchés par cette crise du logement et une politique favorisant l’accès à la propriété, en renforçant les dispositifs de prêts aidés et en améliorant les conditions de rachat par les locataires de leur logement social.