Communiqué de Jordan Bardella,

président du Rassemblement National, député européen

 

A partir de ce mardi est examiné à l’Assemblée nationale le projet de loi de « vigilance sanitaire », prolongeant notamment l’application du passe sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022 et repoussant la fin du cadre juridique de l’état d’urgence.

Instauré explicitement par Emmanuel Macron pour contraindre les Français à la vaccination, le passe sanitaire n’a jamais été un outil réel de contrôle de l’épidémie. Avec près de 70% de Français ayant reçu une double dose, il a de fait perdu sa raison d’être invoquée lors de sa mise en place.

En envisageant désormais qu’une troisième dose soit nécessaire pour avoir droit à un passe sanitaire valide et donc accès aux lieux publics qui l’exigent, c’est une restriction sans fin de libertés que prépare le gouvernement pour les Français.

En votant ce projet de loi, le Parlement maintiendrait sans raison valable un régime d’exception permettant au gouvernement de recourir à l’état d’urgence sanitaire, et ce en pleine campagne des élections présidentielle et législatives, alimentant une défiance démocratique qui mine déjà notre pays.

Le gouvernement persévère dans la contrainte car il a échoué à convaincre. Il a permis en pleine crise sanitaire la fermeture de 5 758 lits d’hospitalisation et de 25 établissements publics et privés de santé sur l’année 2020, au lieu de consolider et pérenniser les moyens de nos hôpitaux comme le bon sens l’aurait exigé.

Les parlementaires du Rassemblement National s’opposeront à ce projet de loi et voteront donc contre cette prolongation de l’application du passe sanitaire, mesure disproportionnée au vu de la situation épidémique, inefficace et attentatoire aux libertés.