Le Rassemblement national dénonce avec la plus grande fermeté l’adoption, avec les voix des députés nationalistes corses de gauche, de l’amendement n°111 porté par le député LFI Ugo Bernalicis dans le cadre de l’examen du projet de loi constitutionnelle relatif à l’autonomie de la Corse.
Quelques instants seulement après le rejet de notre proposition de priorité régionale, qui visait à permettre des dérogations en matière d’accès à l’emploi, au logement social et au foncier afin de répondre aux difficultés concrètes rencontrées par les Corses sur le modèle ce qui existe dans certains territoires de la République, une majorité de parlementaires a choisi de consacrer le principe exactement inverse.
L’amendement adopté affirme en effet que tous les habitants de l’île disposeront des mêmes droits, qu’ils soient installés en Corse depuis toujours ou arrivés la veille.
Ce vote révèle la véritable nature de cette autonomie. Loin d’être une autonomie insulaire de protection, destinée à préserver l’âme corse, sa culture, son identité et le pouvoir d’achat des Corses, elle devient une autonomie de peuplement, ouverte à tous les vents de l’immigration, qui aggravera encore la situation économique, sociale et démographique de l’île.
Le barnum institutionnel de Gilles Simeoni est ainsi en train de basculer dans le tiers-mondisme le plus affligeant. Ceux qui prétendaient bâtir une autonomie destinée à défendre les Corses en viennent désormais à soutenir des dispositions qui rendent impossible toute priorité accordée aux Corses sur leur propre terre.
Ils ont préféré l’amendement de La France insoumise à celui du Rassemblement national. Ils ont préféré la logique de la préférence étrangère à celle de la priorité régionale. Ils ont préféré les dogmes idéologiques de l’extrême gauche à la défense des intérêts concrets du peuple corse.
Si, le 26 juin prochain, les nationalistes corses de gauche venaient à voter ce projet constitutionnel en l’état, ils prendraient la responsabilité d’entériner une autonomie qui ne protège ni les Corses ni leurs intérêts. Ce serait même une trahison à l'égard des Corses