Communiqué de Bruno Bilde, Député du Pas-de-Calais

A la suite d’une polémique légitime concernant l’éviction de l’enseignement de la bataille de Verdun dans les programmes d’Histoire de 1ère, Jean-Michel Blanquer est monté au front sous la mitraille de l’opinion publique. Les explications du ministre de l’Education nationale ne peuvent masquer le constat révoltant : la bataille centrale de la Première Guerre Mondiale au cours de laquelle 163 000 fils de France ont laissé la vie pour l’indépendance et la liberté de la Nation, au terme de 9 mois et 27 jours de combats acharnés dans des conditions qui ont défié toutes les lois de la souffrance humaine, ne figure pas au rang des notions qui doivent être étudiées par les élèves. Comment accepter cet affront mémoriel inouï quelques mois à peine après la célébration de la Victoire du 11 novembre 1918 ?

Que seraient les élèves de 2019 sans le sacrifice héroïque de leurs aïeux de 1916 ? Il ne fait aucun doute que Verdun dérange la caste bienpensante, Verdun choque les élites européistes et germanolâtres, Verdun est une anomalie pour les sordides effaceurs de gloire de gauche comme de droite. Mais n’en déplaise aux fossoyeurs de notre Roman national, Verdun c’est la France elle-même. Rien ne sera épargné à nos héros des forts de Vaux et de Douaumont. En mai 2016, dans le cadre d’une commémoration officielle du centenaire, le site sacré avait bien failli être outragé par l’organisation d’un concert du rappeur Black-M qui insultait copieusement la France dans ses couplets. La forte mobilisation des réseaux nationaux et patriotes avait finalement permis l’annulation de ce concert infamant.

Ce dernier épisode s’inscrit dans le processus de déconstruction méthodique de notre Histoire dans les programmes scolaires depuis 2010. Les figures illustres et les forgerons de l’identité française sont effacés ou relégués en options, les moments charnières de l’épopée nationale sont noyés dans des études abstraites des grandes mutations continentales. Les victoires militaires et les conquêtes sont éludées au profit des défaites et des « heures sombres ». Ainsi Gergovie, Tolbiac, Castillon, Marignan, Rocroi, Fontenoy et Austerlitz ont précédé Verdun dans les oubliettes d’une Education de moins en moins nationale et de plus en plus fédéraliste.

Ne laissons pas quelques apprentis-sorciers réécrire notre Histoire à des fins idéologiques ! Comme la boue des tranchées, la gloire nationale est ineffaçable.