Communiqué de presse de Jean-Lin Lacapelle, Député français au Parlement européen

La suppression des comptes de Donald Trump et de dizaines de milliers de comptes d’internautes sur la plupart des grandes plateformes numériques a montré que les géants du numérique pouvaient contrevenir aux principes les plus élémentaires de la liberté d’expression et de la pluralité d’opinion.

Elle a montré, ce qui est encore plus grave, que les individus, jusqu’aux plus puissants, jusqu’aux organes des États eux-mêmes, sont désormais dépendants pour exister de la bonne volonté de ces réseaux numériques.

En censurant et en contrôlant notre liberté d’expression, ces géants du numérique souhaitent imposer et diffuser leur idéologie mondialiste hors-sol.

En tant que député français au Parlement européen en charge des questions liées au marché intérieur et à la protection des consommateurs, j’ai eu l’occasion de proposer à la Commission européenne certaines mesures très fortes, restées bien entendu lettre morte, pour en finir avec la toute-puissance des GAFAM :

1) Garantir la liberté d’expression la plus totale des responsables politiques et des citoyens, dans le respect de la loi. Nous devons marteler, cette évidence : Seul un juge peut décider de la légalité d’un acte ;

2) Les données recueillies doivent être hébergées et traitées sur le territoire d’où elles proviennent. Cela met à l’abri les citoyens d’une dépossession de leurs propres données, et permet aux États de faire respecter leur législation, y compris fiscale, et leurs valeurs à ces entreprises qui trop souvent tentent d’y échapper ;

3) Les entreprises étrangères qui refusent ces conditions doivent se voir refuser d’exercer en Europe, ou ne pourront le faire que par le truchement d’acteurs économiques européens. Loin d’être utopique, cette mesure a fait ses preuves aux États-Unis avec le démantèlement du géant numérique Chinois TikTok, contraint par le Président Trump à céder son activité à des sociétés américaines.

Défendre nos libertés passe obligatoirement par la réappropriation de notre souveraineté, et le démantèlement des firmes ne la respectant pas. Les libertés sont notre bien le plus précieux. Que fait la Commission européenne pour les défendre ? Nous attendons toujours des réponses de sa part, et surtout des actes !