Communiqué de presse de Julien Odoul, Président du groupe Rassemblement National au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté, Membre du Bureau National

Les 17 et 18 octobre, France Energie Eolienne (FEE), association de promotion des professionnels de la filière, a organisé la 9e édition de son colloque national éolien au parc floral à Paris. Ce conglomérat de lobbyistes a notamment orienté son raout sur son implantation dans les régions et la « contribution de l’éolien au développement des territoires ».

De quelle contribution parle-t-on exactement ? De la pollution visuelle générée par l’érection de rangées de mats monstrueuses ? De la bétonisation de nos territoires ? De l’effondrement de l’économie touristique locale ? Des risques et nuisances sanitaires avérés pour les riverains ? De l’impact environnemental négatif avec le réchauffement des sols et l’utilisation indispensable d’énergies carbonées ? De la menace pour la biodiversité avec le massacre de milliers d’oiseaux migrateurs, de rapaces et de chauves-souris chaque année ? Ou encore de sa contribution pour favoriser la corruption et les prises illégales d’intérêt de certains élus locaux ?

Jamais avare d’arguments pour vendre à tout prix l’idéologie du vent, la déléguée générale de FEE va même jusqu’à expliquer l’intérêt touristique de certains parcs éoliens qui seraient des « exemples d’intégration dans le paysage ».

Loin des bureaux urbains des promoteurs avides, c’est une tout autre réalité qui est vécue sur le terrain par les habitants de la ruralité. Partout en France, les oppositions aux projets éoliens industriels se multiplient. Les associations de défense des paysages se créent, les manifestations s’intensifient et les referendums municipaux permettent de protéger notre patrimoine naturel et historique qui constitue une véritable source d’attractivité durable pour les collectivités.

Pour les charlatans du vent, nos racines, notre identité, notre patrimoine sont des obstacles à faire sauter pour infiltrer chaque territoire de France. Ainsi, ils n’hésitent pas à s’attaquer directement aux labels Unesco comme à Vézelay dans l’Yonne où le site emblématique est menacé par le projet de Saint-Léger Vauban et ses 6 éoliennes de 220 mètres de haut. La cathédrale de Chartres devrait faire l’objet d’une mesure de protection visuelle sur 360° mais pour combien de temps ? Le Mont-Saint-Michel est toujours dans le viseur des promoteurs tout comme les château cathares déjà défigurés dont les élus locaux demandent l’inscription Unesco. A Azincourt, une association lutte pour la sauvegarde du champ de bataille de 1415.

Notre patrimoine est un trésor qui n’a pas de prix et il appartient à tous les Français. Il faut le sauver du déclassement, de l’abandon et de l’emprise financière des promoteurs éoliens.