Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National
Les dernières annonces de François Hollande face à la crise des éleveurs sont un désastreux témoignage d’impuissance, qui rappellent à chacun que le pouvoir n’est plus en France.
Il n’y a en effet pas l’ombre d’une mesure structurelle à l’horizon des propositions gouvernementales, mais rien qu'une succession d’incantations toutes plus vides les unes que les autres. Des incantations qui rappellent celles de l'UMP hier et aujourd'hui.
En réalité l’exécutif est pieds et poings liés à Bruxelles. Il voudrait que les cantines publiques achètent de la viande française mais il ne le peut pas et il le sait bien, car Bruxelles l’interdit au nom de la libre concurrence ; il voudrait que les prix permettent aux éleveurs de vivre décemment de leur travail, il ne peut que s’en remettre au bon vouloir d’intermédiaires qui ne bougeront pas (grande distribution, abatteurs, transformateurs).
La structure ce sont les règles européennes. Une réforme structurelle reviendrait donc à remettre en cause ces règles, et c’est la raison pour laquelle le gouvernement ne fera rien, laissant notre filière d’élevage mourir et disparaître progressivement.
Même le plan d’urgence annoncé mercredi dernier en Conseil des ministres, qui ne résout absolument rien sur le fond, pourrait être retoqué par Bruxelles !
En effet, ce plan, qui ne vise qu'à gagner du temps par des artifices comptables, pourrait bien être considéré par Bruxelles comme une aide indirecte déloyale. On se souvient ainsi des producteurs de fruits et légumes condamnés en 2012 par l'Union européenne à rembourser des aides jugées indument perçues, à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros. C'est une menace du même ordre qui plane maintenant sur nos éleveurs.
Le Front National ne voit pas d’autre issue pour sauver nos éleveurs que de se libérer des contraintes de l'Union européenne. C'est à cette condition seulement que nous pourrons voter une loi « achetons français » qui imposera la viande française dans la restauration collective, favorisera les circuits courts, limitera le nombre des intermédiaires, et assurera à nos éleveurs des prix décents leur permettant de vivre de leurs productions.