Communiqué de presse de Sébastien Chenu, Député du Nord, Porte parole du Rassemblement National

Depuis le 1er septembre 2018, les insecticides néonicotinoïdes (NNI) ont été interdits en France pour protéger les abeilles. Les betteraviers s’estiment injustement touchés par cette interdiction, l’insecticide se répandant uniquement sur la betterave, qui ne produit ni fleur ni pollen, et serait donc inoffensif pour les abeilles. Cette interdiction, illustration de l’écologie punitive a entraîné cette filière dans une situation alarmante. A cause de cet arrêt brutal, décision politique et non scientifique, les betteraviers doivent appliquer d’autres insecticides, pas plus écologiques et entraînant un surcoût de la protection phytosanitaire. Ce recul technique, économique, social et environnemental impacte cette culture, victime de maladies à cause d’insectes ravageurs, mais aussi les planteurs (perte de rendement) et tous les emplois qui en découlent. Aujourd’hui, alors qu’aucune solution viable n’a pu être trouvée, douze pays européens ont obtenu une dérogation. Ne pas soutenir ce secteur, ce serait mettre en péril une production de qualité, et nous priverait d’importants débouchés tels que l’éthanol utilisé dans l’énergie verte des carburants. Les betteraviers sont des professionnels responsables, sensibles à la préservation de l’environnement et pleinement engagés à lutter contre le dérèglement climatique, mais il leur faut un délai pour que la recherche apporte des solutions concrètes et pertinentes.