Communiqué de Louis Aliot, député des Pyrénées-Orientales, et de Jérôme Rivière, député européen

Le Président Macron a reçu mardi pour un déjeuner de travail le Président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso.

L’Elysée a précisé que « les thèmes abordés sont la coopération entre les deux pays, l’environnement, la forêt et l’éducation » sans faire référence à la situation politique difficile que connaît le pays ainsi qu’aux nombreuses atteintes aux droits de l’homme recensées par les organisations internationales.

Nous aurions souhaité que le Président Macron, si prompt à faire la leçon humaniste aux présidents Trump, Poutine ou Bolsonaro et à quelques autres, fasse preuve d’autant d’indignation envers le Président congolais.

Faut-il rappeler que son opposant principal le général Mokoko est toujours détenu après un « procès de Moscou » absolument scandaleux et que le pluralisme politique n’est toujours pas consacré, ni même la protection des droits de l’opposition ? Sans parler des rapports humanitaires qui ont relevé les violences dans le région du Pool il y a quelques mois encore.

Le Président français a-t-il demandé la libération du général Mokoko comme préalable à toutes coopérations futures ? Évidemment que non !

On voit bien qu’en matière de relations internationales, la politique du « deux poids deux mesures » est la règle à l’Elysée et que l’indignation sur les droits de l’homme est à géométrie variable.

Le Président Macron a choisi ses amis. Les démocrates français et africains qui travaillent au renouveau des relations franco-africaines ne sont dupes de rien sur ces amitiés troubles.