Communiqué de presse de Michel Guiniot, Membre du Bureau Politique, Délégué National aux collectivités territoriales

Malgré les 2627 recours déposés contre les nouveaux périmètres des cantons, le Conseil d’Etat n’avait, jusqu’à maintenant, annulé aucun recoupage de cantons malgré des écarts importants de population entre des cantons voisins et des communes scindées.

A la mi-octobre, 508 dossiers restaient à traiter, les juges administratifs espèrent finir l’examen de ceux-ci avant « la fin de l’année 2014 » pour une élection qui devrait avoir lieu 3 mois plus tard !

Mieux encore, les nouveaux découpages du Gard et de la Corse du Sud seraient en passe d’être retoqués par le Conseil d’Etat pour raison de non respect des équilibres démographiques, remettant en cause le principe d’égalité devant le suffrage.

Cette réforme territoriale départementale bâclée et faite au pas de charge, tout comme la réforme régionale, apparaît de plus en plus délicate à mettre en œuvre pour un hypothétique scrutin annoncé en mars 2015.

La crainte pour le PS de perdre de 24 à 41 Conseils Généraux, selon l’estimation de l’Association des Départements de France, a fait de Manuel Valls un véritable apprenti sorcier en matière de réforme territoriale et électorale !

Quel que soit le tripatouillage partisan et le calendrier qui sortirait de ces projets électoralistes, le PS peut être convaincu que les électeurs vont lui imposer une raclée électorale supplémentaire, qui ouvrira un peu plus la route du pouvoir au Front National et à Marine Le Pen.