Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national et député français au Parlement européen

Le projet de loi « confortant les principes républicains », présenté aujourd’hui en Conseil des ministres, constitue une reculade du gouvernement face à l’islamisme : en renonçant à nommer expressément ce mal qui ronge la société française, le gouvernement se condamne d’emblée à ne pas le combattre efficacement.

Si aucune des mesures n’est négligeable, comme la facilitation des dissolutions d’associations, la transparence accrue des financements étrangers ou encore l’inscription dans la loi de la neutralité des agents de droit privé chargés d’une mission de service public, c’est de nouveau un texte très insuffisant face à la menace, qui va occuper le débat médiatique et politique durant de longues semaines alors qu’il passe à côté de l’essentiel.

Les 540 mosquées radicales identifiées par les services de Renseignement ne seront pas fermées. Les plus de 4000 individus de nationalité étrangère identifiés comme islamistes présents sur notre territoire ne seront pas expulsés comme l’exigerait pourtant le principe de précaution visant à protéger les Français. Rien ne sera entrepris pour mettre fin à l’anarchie migratoire, puissant carburant de la montée de l’islamisme.

Dans son entretien accordé récemment au média Brut, Emmanuel Macron a jeté de l’huile sur le feu du communautarisme et de la désunion nationale : culture de l’excuse et explication sociale de l’islamisme, exaltation des origines au détriment de l’assimilation, repentance coloniale, division des Français selon des critères racialistes… Comment pourrait-il sérieusement prétendre lutter contre les dérives communautaristes et séparatistes à l’œuvre dans notre pays alors qu’il en est l’un des principaux promoteurs ? Le premier séparatiste de France, c’est Emmanuel Macron lui-même.