Communiqué de Presse d’André Rougé, Délégué national à l’Outre-mer du RN, Député français au Parlement européen

La ministre des Outre-mer vient de présenter une proposition se voulant Plan de renforcement et d’approfondissement de la lutte contre l’immigration clandestine (PRALIC).

Indépendamment du fait qu’il aura fallu plus de deux ans à Madame Girardin pour décider et agir, force est de constater qu’une fois de plus, le gouvernement n’est pas à la hauteur des véritables enjeux de Mayotte et des Mahorais.

La promesse de judiciarisation des passeurs arrive bien tard. De surcroît, les tribunaux sont déjà débordés, alors qu’il faudrait des sanctions exemplaires et immédiates pour ces trafiquants d’êtres humains.

Aucune mesure n’est, par ailleurs, envisagée pour les propriétaires de kwassa kwassa, qui en sont les riches armateurs.

Sur l’immigration, comme sur le reste, il est malheureux d’avoir à rappeler l’incapacité de ce gouvernement à assumer les responsabilités de l’Etat :
incapacité à assurer la responsabilité des biens et des personnes : le meurtre barbare du jeune homme tué devant son lycée samedi dernier nous l’a rappelé de la façon la plus atroce et la plus dramatique ;
incapacité à assurer l’accès à l’Education, dont la précarité aurait pu et dû être anticipée ;
incapacité à assurer les missions élémentaires de service public renvoyant de nombreux Mahorais vers les services administratifs de la Réunion ;
incapacité d’assurer la salubrité primordiale pour 29% des ménages n’ayant pas l’eau courante à domicile ;
incapacité à faire respecter la France après que le Président comorien a tenu des propos outranciers contestant la souveraineté française.

Outre l’absence de réaction de la préfecture et du ministre des Affaires étrangères qui n’a pas jugé bon de rappeler notre ambassadeur pour consultation, le Président Macron a considéré que cet outrage à notre Nation méritait un bonus de plusieurs millions qu’il a délivrés lui-même en recevant Monsieur Assoumani à l’Elysée.

Mayotte et les Mahorais ne sauraient tolérer tant de mépris et de désinvolture de la part du gouvernement.

Mayotte et les Mahorais, comme chaque département et chaque citoyen français, ont droit au respect et à la dignité. Un respect et une dignité s’exprimant au travers de mesures concrètes, pratiques et fermes :
abolition totale et définitive du droit du sol et non plus de façon restreinte et temporaire ;
suppression de tout accès à des prestations sociales pour les immigrés clandestins ;
gel des subventions de la France à l’égard de l’Union des Comores ;
renforcement de la fermeté de nos Forces armées et de la Police vis-à-vis des passeurs ;
mise en place d’un comité national de suivi de la départementalisation, tel que l’a proposée Marine Le Pen lors du dernier débat à l’Assemblée nationale.

Ce minimum de mesures de bon sens permettrait ainsi à Mayotte et aux Mahorais d’obtenir enfin respect, espoir et dignité.