Communiqué de presse de Monsieur André Rougé

Député français au Parlement européen

Membre de la Commission du développement régional

Délégué national à l’Outre-mer et membre du Bureau National du Rassemblement National

 

Alors que l’accord de Guyane de mars 2017 avait acté d’un fonds de 10 millions d’euros pour l’accompagnement technique et administratif des agriculteurs, seulement 2,5 millions ont été versés à ce jour. Cette promesse du gouvernement de l’époque avait pour objectif d’accompagner la Guyane vers l’autosuffisance alimentaire. Au lieu d’honorer cet engagement, le Président Macron et son gouvernement préfèrent, de façon déloyale, renvoyer les agriculteurs vers Bruxelles, qui avait déjà accouché d’un accord en trompe-l’oeil sur le POSEI. Cette posture méprisante vis-à-vis de la Guyane révèle une fois encore le mépris du gouvernement pour l’Outre-mer, mais aussi une approche tout à fait inquiétante du principe de continuité de l’État.

Alors même que le budget du FEDER consacré aux régions ultrapériphériques (RUP) a été drastiquement diminué, le gouvernement feint de croire que l’Union européenne sera sensible au sort de l’agriculture guyanaise. En effet, le budget consacré aux RUP est passé de 4,7 milliards à 1,5 milliard d’euros pendant que celui consacré aux migrants a été élevé à 11,3 milliards soit la moitié de la dotation de la France à l’Union européenne sur l’année 2020.

Ce cynisme rappelle celui dont avait fait preuve le député LaREM, Stéphane Bijoux, de Renew Europe lorsqu’il avait rejeté de façon sectaire et partisane – au mépris de l’intérêt général et des ultramarins – les amendements d’André Rougé sur les algues Sargasses, le Chlordécone ou l’accès à l’eau courante.

Alors que la Guyane est en retard sur l’accompagnement des filières agricoles par rapport aux autres départements d’Outre-mer, ce sont déjà 15 emplois qui sont prêts à être supprimés au sein de la Chambre d’Agriculture de la Guyane. Parce qu’on ne peut plus attendre, en Guyane comme à Mayotte, aux Antilles et ailleurs, il est temps que le Président Macron s’attèle à honorer les engagements et les responsabilités de l’État.