Communiqué de presse de France Jamet, député français au Parlement européen

Le Figaro rapporte cette semaine que l’Union Européenne et le Royaume-Uni pourraient décider de retarder les discussions sur la pêche, et faire de celle-ci l’objet d’un accord séparé. Bien sûr, c’est une nouvelle façon de favoriser l’Union Européenne, qui pourra utiliser la pêche comme variable d’ajustement.

Les intérêts des pêcheurs français seront sacrifiés : non seulement par un accès limité, pour eux, aux eaux poissonneuses de la Grande-Bretagne, mais également par une recrudescence de la fréquentation des eaux françaises par les autres pêcheurs européens.

Alors que nos pêcheurs français sont déjà très inquiets de l’appétit grandissant des Néerlandais – comme le démontre la présence du Scombrus rôdant au large de la Bretagne – l’hypothèse de cette nouvelle menace pesant sur les stocks halieutiques n’est pas acceptable.

Le Brexit est le révélateur des fragilités de la politique commune européenne de la pêche. L’Union Européenne doit renoncer au droit a priori d’opérer dans les eaux d’un autre État-Membre et acter le retour des accords de pêche bilatéraux. Le principe de souveraineté des peuples et des nations n’est défendu que par Marine Le Pen et au Parlement européen, par notre groupe Identité et Démocratie.