Communiqué de Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national et député français au Parlement européen

Samedi 22 février, à deux heures du matin, l’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le Haut-Rhin doit être découplé du réseau EDF, première étape dans l’arrêt définitif du site.

Plusieurs salariés ont fait savoir qu’ils refusaient d’enclencher cette procédure d’interruption, et, comment ne pas les comprendre dès lors qu’aucune explication rationnelle ne justifie cette décision entièrement idéologique ?

Alors que son âge élevé est souvent invoqué comme prétexte à sa fermeture, notamment du côté de l’Allemagne qui fait pression depuis des années en ce sens, le site de Fessenheim ne présente en effet aucune faille de sécurité, et il fait même partie en la matière du trio de tête du parc français selon l’Autorité de sûreté nucléaire.

Contre tout bon sens écologique, s’inscrivant dans les pas de François Hollande, Emmanuel Macron engage la France sur la voie d’une dénucléarisation de sa production électrique, alors que cette source d’énergie n’émet aucun rejet de gaz carbonique alors que cette source d’énergie, en plus d’être peu chère, s’avère quasiment décarbonée.

D’ici quinze ans, ce sont ainsi quatorze réacteurs nucléaires supplémentaires qui doivent être fermés alors que l’éolien ou le photovoltaïque ne constituent pas aujourd’hui des substituts crédibles et suffisants.

Pour que cette formidable aventure technologique et énergétique perdure, pour que la France reste un modèle mondial en matière de production électrique durable et pour qu’elle n’en perde pas le savoir-faire, il est encore temps de ne pas fermer Fessenheim et d’engager un vaste programme de renouvellement et de modernisation de l’ensemble du parc nucléaire français.