Communiqué d’Annika Bruna, député français au Parlement européen

L’interdiction absolue de l’abattage sans étourdissement est entrée en vigueur le 1er septembre 2019 en Wallonie, quelques mois après son application en Flandres. En France, 40 % des abattages de bovins et 60 % des abattages d’ovins sont encore effectués par égorgement à vif.

Pour rappel, le règlement 1099/2009 du Conseil du 24 septembre 2009, sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort, encadre les méthodes d’abattage au niveau européen. L’article 4 de ce texte prévoit d’une part que « les animaux sont mis à mort uniquement après étourdissement » mais aussi que « pour les animaux faisant l’objet de méthodes particulières d’abattage prescrites par des rites religieux » ces prescriptions « ne sont pas d’application ».

Ce règlement autorise également les États membres à adopter des règles assurant « une plus grande protection » des animaux. C’est ainsi que la Suède, le Danemark, la Finlande, la Lituanie et la Slovénie interdisent déjà l’abattage sans étourdissement.

Il est avéré que ces méthodes d’abattage imposent des souffrances graves et inutiles aux animaux. Elles sont en contradiction avec les valeurs de notre civilisation, mais également avec celles de millions de Français, puisque, selon l’IFOP, 72% d’entre eux y sont opposés.

Annika Bruna renouvelle son opposition à l’abattage sans étourdissement. Elle demande la remise en cause de l’exception faite à l’abattage rituel au niveau européen, et rappelle que le principe de subsidiarité permettrait au gouvernement français de mettre fin aux abattages sans étourdissement en France. Une question dont l’étude est pour le moment laissée en souffrance par les tenants du « nouveau monde » voulu par Macron.