Communiqué du Rassemblement National des Bouches-du-Rhône

Dimanche 27 octobre, les élus du Rassemblement National des Bouches-du-Rhône, derrière Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille, Joëlle Mélin, député européen et Laurent Jacobelli, délégué départemental du RN, se sont rassemblés devant le Parc Chanot pour dénoncer la tenue de la Rencontre annuelle des Musulmans du Sud (RAMS), par l’ex-UOIF (Union des Organisations islamiques de France), branche française des Frères Musulmans, structure considérée comme terroriste dans de nombreux pays.

Stéphane Ravier a demandé l’interdiction de cet événement à plusieurs reprises, sans que les pouvoirs publics ne l’ait entendu. Cette rencontre se tient pourtant chaque année au Parc Chanot, propriété de la Ville de Marseille. Maire de Marseille, il instaurera une clause interdisant l’organisation de tout événement au Parc Chanot, géré en délégation de service public. Joëlle Mélin a dénoncé les attaques régulières contre les droits des femmes menées par les islamistes et souligné le rôle dramatique joué par la politique européenne d’ouverture des frontières qui entraîne l’immigration massive. Laurent Jacobelli a rappelé les trois engagement du Rassemblement National contre les islamistes : fermeture des mosquées radicales, expulsion des imams islamistes étrangers et déchéance de nationalité pour les binationaux fichés S, avant leur expulsion.

Par le passé, des prédicateurs violents ont pris la parole lors de la RAMS, comme Hassan Iquioussen, qui nie le génocide arménien de 1915 et considère les attentats en France comme de “faux problèmes”. Il a étrangement été effacé du site internet de la RAMS 2019 après le signalement de Stéphane Ravier dimanche dernier. Il a été pendant longtemps le professeur d’éthique musulmane au lycée Averroès de Lille, dont plusieurs administrateurs figurent au programme de la RAMS.

Parmi les invités de l’édition 2019, Moncef Zenati, qui traduit notamment les textes du prédicateur qatari Youssef Al Qaradawi, recherché par Interpol, interdit de séjour en France, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Dans ses écrits, il appelle au meurtre des juifs et des homosexuels, légitime les attentats suicides. Il a également tenu des conférences à l’Institut Européens des Sciences Humaines (IESH), le centre de formation des imams de l’UOIF en France, dont il a présidé à la première remise de diplômes. L’IESH est par ailleurs noté comme un des exposants de la RAMS 2019.
Omar Lasfar et Hassan Oufker sont également au programme. Le premier est le Président de Musulmans de France, le nouveau nom de l’UOIF et président de l’association Averroès qui gère le lycée islamique de Lille. Le second est le directeur de ce lycée. Le lycée Averroès est au coeur de plusieurs polémiques sur l’enseignement prodigué que d’anciens professeurs ont qualifié d’islamiste. Il a été visé par plusieurs enquêtes. Selon les journalistes Georges Malbrunot et Christian Chesnot, le lycée a reçu 4 millions d’euros du Qatar.
L’organisatrice de la RAMS est Leila Ngazou, dont le mari Mohsen Ngazou dirige l’établissement privé islamique Ibn Khaldoun, dans le 15ème arrondissement de Marseille, après avoir été le délégué de l’UOIF en PACA. L’établissement a reçu 500 000€ de la Banque Islamique de développement d’Arabie Saoudite. Dans la mosquée, à la même adresse que l’établissement, a eu lieu une conférence du prédicateur saoudien Abu Bakr al-Shatri, soulignant encore plus les liens entre le wahhabisme d’Arabie Saoudite et Ibn-Khaldoun.

Tous ces éléments sont le fruit d’enquêtes fastidieuses, mais ils permettent de s’assurer d’une chose : le caractère islamiste de la RAMS. Après des dizaines d’attentats en France, près de 300 victimes, il est insupportable que ces réunions aient encore lieu au grand jour, dans des bâtiments publics. La République ne doit plus reculer.