Communiqué de presse du Rassemblement National

Venant au secours de la liste péniblement emmenée par Nathalie Loiseau, Emmanuel Macron a cru bon de s’engager dans la campagne électorale avec une interview obligatoire à la PQR.

Inquiétude et donc agressivité

Sa hargne à l’égard du Rassemblement National principal parti d’opposition, son déni devant les échecs de l’UE comme le complotisme puéril dont il fait preuve n’ont rien de novateur. Il est là fidèle à un tempérament que les Français ont d’ores et déjà jugé. Le chef de l’Etat relaye les éléments de langage poussifs et vains de son équipe de campagne à la peine. Le plus grand préjudice demeure pour le pays qui prend le risque de voir ses relations diplomatiques dégradées par des accusations mensongères proférées par le chef de l’Etat français à l’égard de grandes puissances comme les Etats-Unis ou la Russie.

Le 26 mai, Emmanuel Macron invite les Français à venir le chercher

L’aspect le plus instructif de cette interview est l’aveu direct par le Président du caractère référendaire du scrutin du 26 mai.

Dès le début de l’interview, le Président lie son projet européen à la politique nationale qu’il mène.* Dès la deuxième question, il avalise l’idée du referendum « pour ou anti président/gouvernement » et indique vouloir s’y associer**. Enfin, invité à se prononcer sur les conséquences d’une défaite, il n’ose se risquer à nier l’obligation de changer de 1er ministre en cas de défaite.***

Le 26 mai, les Français lui refuseront les pleins pouvoirs

Cette interview nous montre un Président militant qui, par son mépris et ses calomnies pour les opposants, contribue encore une fois à diviser le pays.

Considérant que le Président confère lui-même un caractère référendaire au scrutin du 26 mai, le Rassemblement National appelle tous les électeurs qui refusent la politique de M. Macron, l’Europe de M. Macron et les méthodes de M. Macron à voter pour la seule liste qui peut stopper une dérive politique et surtout personnelle : la liste conduite par Jordan Bardella.
Le 26 mai les Français refuseront de donner les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

*« Le projet de transformation profonde que je mène pour le pays ne va pas sans une nouvelle étape du projet européen. »
** « Je constate que toutes les autres listes [ sous entendu que ma liste]en font un référendum contre le président de la République et le gouvernement. Il ne s’agirait pas que je sois le seul à ne pas pouvoir prendre la parole »
*** « Donc, vous ne nous direz pas si cela vous conduirait à changer de Premier ministre…
Absolument pas. Je n’ai jamais fait de politique fiction. J’ai toute confiance en Edouard Philippe qui s’engage sans compter auprès des proeuropéens. »