Communiqué d’Aurelia Beigneux
Député français au Parlement européen
Membre de la Commission environnement

 

Le 3 janvier 2022 a débuté la concertation publique sur le projet d’un nouveau parc éolien au large de la Normandie, au sein de la zone « centre Manche ». Le projet prévoit l’installation de 75 à 125 éoliennes à une quarantaine de kilomètres des côtes de la Manche, du Calvados et de la Seine-Maritime, sur une surface de 220 à 250 km². La mise en service pourrait avoir lieu en 2031.

Ce ne sont pas les premiers projets éoliens dans ce secteur. Dans la baie de St Brieuc, 62 éoliennes de 207 mètres de haut doivent sortir de l’eau ; à Courseulles-Sur-Mer, elles seront 64 ; 71 à Fécamp, 46 à Dunkerque pour 2027.

Les dégâts environnementaux de l’éolien en mer sur la faune et l’avifaune ont été démontrés. Le développement des énergies marines ne doit pas se faire au détriment d’écosystèmes emblématiques.

Mais ces constructions d’éoliennes marines touchent aussi les activités humaines. Leur implantation modifiera profondément les habitudes de pêche, sans que les responsables n’aient pu répondre aux inquiétudes des marins. Les pêcheurs de la Manche subissent déjà des restrictions de navigation, des quotas de pêche et voilà que maintenant les secteurs des parcs éoliens ne seront pas libres d’accès.

Rappelons enfin que pour la construction de ces infrastructures d’énergies renouvelables, la consommation de terres rares réside essentiellement dans l’utilisation d’aimants permanents pour l’éolien en mer. Ces minéraux sont extraits à l’étranger et ont un impact écologique extrêmement élevé. Là encore les écologistes ferment les yeux sur cette pollution : normal, elle a lieu à des milliers de kilomètres d’ici.

Marine le Pen appelle à un moratoire complet, car « le combat contre les éoliennes est un combat majeur, parce que les éoliennes sont une véritable catastrophe, visuelle, écologique, économique ».

Preuve encore une fois, que seul le Rassemblement National s’en tient au bon sens sur ces projets.