Communiqué de Wallerand de SAINT JUST, président du groupe RN-IDF à la Région Île-de-France

Interrogée en séance plénière par le groupe RN-IDF sur ses engagements à ne pas augmenter la tarification en matière de transports en commun dans les mois et années à venir, Valérie Pécresse a préféré insulter le Rassemblement national pour ne pas répondre à la question.

Pour évacuer la problématique qui se posera prochainement aux usagers franciliens, la Présidente de Région évoque la supposée « peur » sur laquelle le Rassemblement national jouerait.

Cette remarque incompréhensible et totalement hors de propos ne saurait cacher la véritable volonté de Valérie Pécresse sur le sujet : augmenter le tarif des titres de transport et autres abonnements.

Rappelons que le débat d’orientation budgétaire mené par Ile-de-France mobilités (ex-STIF), a révélé qu’il subsistait 7 milliards d’euros de programmes engagés restant à financer sur la période 2019-2030 et que, pour subvenir à la hausse des investissements sur les années à venir, il faudra « engager une progression » des « recettes de trafic » de 3,5 % par an.

La conclusion du débat était d’ailleurs sans appel puisque l’on s’en remet à l’autofinancement, sans davantage de détails, pour financer l’avenir du réseau francilien.

Ces chiffres sont alarmants et vont de pair avec l’évolution prévisionnelle de l’encours de la dette d’Ile-de-France mobilités qui avoisinerait les 13 milliards d’euros en 2030.

A l’heure où le gouvernement pénalise déjà assez les Français avec la hausse des taxes sur le carburant, les usagers franciliens risquent bien de pâtir d’une gestion financière hasardeuse que Valérie Pécresse tente laborieusement d’étouffer.

Son refus de répondre à la question que nous lui avons clairement posée est la preuve de l’extrême gêne de Valérie Pécresse.