Communiqué de presse d’Aurélia Beigneux, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission environnement

Elisabeth Borne, ancienne ministre de la “Transition écologique, a annoncé à mots couverts le report de l’interdiction du glyphosate.

Initialement prévu pour 2020, et déjà repoussé à 2021, l’abandon de l’utilisation du glyphosate comme herbicide semble devenir une arlésienne.

Dans les faits, on constate que ni l’Union européenne, ni la majorité parlementaire, ni le gouvernement ne semblent pressés d’en finir avec les produits phytosanitaires suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Pire encore, en évoquant la fin du mandat présidentiel comme objectif, on peut s’attendre à ce que rien ne soit fait avant les prochaines échéances nationales.

Il y a des années déjà que le Rassemblement National et ses représentants au Parlement européen militent pour la recherche active d’alternatives au glyphosate, afin de vite permettre aux agriculteurs d’entamer une transition.

Nous sommes parfaitement conscients qu’une rupture brutale entraînerait des conséquences économiques, financières et sociales terribles pour la filière agro-alimentaire, mais le gouvernement, par le retard considérable qu’il accumule, prend le risque d’aggraver une catastrophe sanitaire que beaucoup craignent.

Le principe de précaution est tant économique que sanitaire, c’est la raison pour laquelle il est urgent d’adopter au plus vite une stratégie de sortie du glyphosate. Pour cela, il faudrait que LREM comprenne enfin que les intérêts des agriculteurs et de nos concitoyens priment sur ceux des lobbys industriels.