La semaine de la langue française et de la francophonie, organisée du 12 au 20 mars 2022, n’aura pas fait grand bruit, et pour cause…

Une lecture cursive de la page Twitter du Président de la République suffit, en effet, à se convaincre que la promotion du français ne figure guère parmi ses priorités. On y trouve, pêle-mêle, des déclarations en anglais, en russe ou encore en allemand. De quoi, sans doute, inscrire résolument la start-up nation France dans l’ère du temps et dans un monde globalisé.

Du reste, la Présidence française du Conseil de l’Union européenne aura été un nouveau coup d’épée dans l’eau.
Malgré le départ du Royaume-Uni, c’est toujours l’anglais qui règne en maître au sein des institutions européennes, pourtant essentiellement situées dans des pays francophones.

Comment s’en étonner alors que le Président est allé jusqu’à nous imposer la carte d’identité bilingue ? Dans le monde, son action en faveur du français a été à l’avenant. Alors que l’Afrique francophone affiche un dynamisme insolent, Macron aura ainsi promu, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et ce, en dépit de l’hostilité assumée du Rwanda vis-à-vis de notre pays et de sa langue.

Bref, nul n’est prophète en son pays. Et, au XXI e siècle, l’expansion du français sera assurée par l’autre rive de la Méditerranée, plutôt que dans la patrie de Molière.